Je viens de visualiser le fim d’Al Gore, l’ex futur Président des Etats Unis. Le film se présente comme un cours magistral illustré de graphique et de quelques reportages qui montrent le parcours de vie de l’auteur…
Je viens de visualiser le fim d’Al Gore, l’ex futur Président des Etats Unis. Le film se présente comme un cours magistral illustré de graphique et de quelques reportages qui montrent le parcours de vie de l’auteur. Il mène une lutte acharnée depuis de nombreuses années pour alerter des conséquences dramatiques des changements climatiques. Son film documentaire est remarquable car il est accessible au plus grand nombre. Nous l’avons regardé en famille avec les enfants. Ce qui m’interroge et m’inquiète : Al Gore a été vice président des USA et a pratiquement rien pu faire dans son pays qui au côté de l’Australie a refusé de signer la charte de Kyoto. Or les USA sont les plus pollueurs du monde. Le mérite de ce film est de faire prendre conscience des dangers qui nous guettent si chaque être humain ne change pas son comportement. Cette responsabilté est plus particulièrement criante en Amérique du nord et en Europe. C’est le premier défi que devra relever les dirigeants des Etats au sein de notre planète.
Ce film est effectivement un cri d’alarme d’un être qui a compris que son pouvoir face au lobbying des industries n’est pas suffisant. Son seul moyen d’agir est de tenter une prise de conscience collective assise sur des faits et surtout en provoquant un réveil des couches silencieuses qui ont le pouvoir de décider collectivement de leur avenir par le biais de la politique.
J’ai vécu quelques années à Québec de 1988 à 1994, déjà à cette époque, beaucoup de lacs mourraient (faunes et flores) à cause des pluies acides provoquées par les rejets des industries américaines. Malheureusement pour les québecois et malgré leur cris d’alarme, les vents dominants poussent les rejets industriels américains vers le Québec … mais ces pluies acides sur le Canada ne posaient pas de problèmes aux Etats Unis …
Alors Al Gore compte finalement sur l’instinct de survie de la race humaine et sa peur de la mort pour modifier son comportement global. Mais peut-on uniquement faire confiance à cet instinct de survie? Le sentiment d’impuissance de chacun ne risque t-il pas de nuire à cette prise de conscience? Il est effectivement temps pour la classe politique de prendre des mesures qui permettront collectivement de sauver notre planète.
Pour moi, dans un pays ou les "class action" sont le mode de fonctionnement, ce film peut éventuellement, par une prise de conscience collective (voir l’affaire Erin Brockovich), conduire à une action en faveur de l’environnement de la part des lobby. Mais cette méthode est t-elle valable pour les pays dits "émergents" gros consommateurs d’énergie polluante et destructrice de l’environnement.
L’homme apprend de ses erreurs, mais le rythme de développement actuel ne laisse pas le temps à la réflexion d’autant que les effets sont à retardement. Les jeux de pouvoirs, la volonté de s’enrichir, l’intérêt individuel comptent aujourd’hui pour chacun plus que la vision globale et conduisent la race humaine à sa propre perte.
Second point : chacun peut agir sur ses propres actions, mais sur les quelques milliards d’individus que compte ce monde, tous n’ont pas le même niveau d’information.
Il est donc temps, comme vous l’indiquez au final, que les dirigeants des états prennent la mesure de ce chantier et lancent les actions nécessaires. Mais je suis convaincu que remettrent sur leurs seules épaules ce lourd travail n’est pas suffisant. Chacun d’entre nous doit y participer, les états, les collectivités territoriales et tous les acteurs quotidiens de ce monde que nous formons.
Pour illustrer ce propos sur ce vaste sujet qui pourrait donner lieu à plusieurs tomes, je donnerai une simple image : un sourire spontané et sincère reçu d’un(e) inconnu(e) que l’on croise dans la rue agit sur nos sentiments et en conséquence sur le déroulement de notre journée et pourtant il n’y a rien eu d’autres qu’un sourire.
Il en est de même pour l’environnement, agissons ensemble et à tous les niveaux, les océans sont constitués de gouttes d’eau, sans elles ils n’existeraient pas.
Jean-Luc Laurençot