L’environnement, 2007 le sens de la responsabilité.

Pourquoi ? Tout simplement parce que les évolutions actuelles ouvrent de nouveaux champs à l’idée de responsabilité.

Je prendrai un exemple celui de l’environnement, de la préservation de notre patrimoine naturel plus largement, de notre qualité de vie. Nous mesurons de mieux en mieux désormais la responsabilité de l’homme dans les grands phénomènes, voire les menaces qui affectent notre planète. La pollution des mers et des océans, dont les marées noires sont l’une des expressions les plus visibles et les plus tragiques. Le réchauffement de la terre lié aux émissions de gaz à effet de serre, avec les catastrophes climatiques qu’il peut induire. La surexploitation des ressources naturelles, notamment des forêts ou des mers. L’accumulation des déchets. Les manipulations de toutes sortes, et d’abord génétiques. Autant de dérives qui sont le mauvais visage d’une modernité insuffisamment maîtrisée. Autant de risques qui nous concernent tous, parce que nous sommes tous comptables de l’héritage que nous transmettrons à nos enfants, du paysage que nous leur dessinons, de la sécurité, notamment sanitaire, que nous leur assurons. Bien sûr, mener le combat de l’environnement et de la préservation des grands équilibres, faire vivre au niveau des nations une éthique de la responsabilité, s’accorder sur une charte internationale de bonne conduite, c’est d’abord le devoir des États et de leurs dirigeants. Mais il ne faut pas se contenter de cela et c’est aussi à nous d’être acteur. Mais le sens de l’intérêt collectif, le respect des autres, le sentiment d’appartenir à une même collectivité, qu’elle ait les dimensions de la planète, d’un pays ou d’une ville, et la volonté d’en tirer toutes les conséquences, cela, c’est le devoir de tous et de chacun. Et je souhaite que 2007 soit une année de progrès pour le sens de la responsabilité, individuelle autant que collective. Excellente année, santé joie et réussite dans vos projets.

7 réponses à “L’environnement, 2007 le sens de la responsabilité.

  1. Bonjour Monsieur le maire,

    Tout d’abord, je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui débute et ce tant d’un point de vue personnel que professionnel ou politique.
    Je n’ai pas encore donné suite à votre invitation faisant suite à mon précédent courriel sur votre blog, mais cela ne saurait tarder.
    Je profite de ce couplet sur l’environnement et la nécessité que chacun apporte sa pierre à l’héritage que nous laisserons à nos enfants concernant l’environnement pour vous faire part de mon désarroi.
    En effet, le développement durable passe par une valorisation de la mise en place de transports en commun efficaces au service du citoyen.
    Que dire de la mise en place de la ligne 4? Beaucoup de bruit pour une desserte moins bonne de Saint Sébastien qui risque, par la même, de provoquer une utilisation plus massive des voitures malgré des accès restreints sur Nantes.
    Personnellement, j’utilise comme principal moyen de transport « domicile-travail » un vélo. Lorsque j’ai des déplacements professionnels ou lorsque le temps est vraiment mauvais je suis contraint d’utiliser le bus. Pourquoi est-ce un contrainte? car le service délivré par la TAN n’est actuellement pas satisfaisant pour Saint-Sébastien et ce notamment depuis la mise en place de la ligne 4.
    En tant que maire, il me semble qu’il est de votre responsabilité de demander au délégataire d’assurer un service de qualité et donc de veiller à ce que le service public délégué soit de qualité.
    C’est pourquoi, je vous ferai parvenir une copie du courrier que je vais envoyer à la TAN.
    A ce propos, avez vous une adresse courriel susceptible d’accueillir ce type d’éléments sous format électronique plutôt que sous format papier.

    Cordialement

    Jean-Luc Laurençot

  2. Bonjour Jean Luc, La ligne 4 répond à des besoins intercommunaux et ne traverse pas Saint Sébastien comme vous le savez. Il est impossible de créer une ligne en site propre à l’intérieur de notre ville. C’est la raison pour laquelle je me suis « battu » lors de mon premier mandat pour obtenir la création d’une ligne en utilisant la desserte ferroviaire. Le Conseil Régional de l’époque m’avait entendu et a assuré la maîtrise d’oeuvre de ce projet. Pour ma part je regrette et je l’ai toujours répété que la ligne 4 (projet inscrit par le district de Nantes en 1994) soit passé du statut de tramway à celui de trambus pour devenir pour finir un bus en site propre. Des lignes de tramway traverse des zones peu fréquentées. L’accumulation de bus n’est pas la meilleure réponse en terme de développement durable. Nous venons d’obtenir récemment l’ouverture d’une nouvelle ligne de bus, le Conseil Municipal de Saint Sébastien avait émis un voeu dans ce sens. Je vous donne une adresse courriel pour répondre à votre demande : communication@ville-saint-sebastien44.fr. Bien à vous Joël Guerriau

  3. Je fais parti des citoyens, sans étiquette politique, préoccupé par l’avenir de notre environnement. Je pense que les décisions qui sont prises, même au niveau local, par nos élus peuvent avoir un impact (j’espère positif) sur notre environnement. De fait, chaque action, même locale ou individuelle, a un impact de plus grande ampleur si un grand nombre de personne s’y attache. L’avenir de nos enfants en dépend !

    Quelles sont les actions que vous avez ou comptez mener sur notre commune ayant un impact positif sur notre environnement ?

    Compte tenu de l’importance de l’écologie dans le débat politique d’aujourd’hui pensez-vous être signataire du Pacte Ecologie de Nicolas Hulot ?

    Cordialement
    Cédric Viollier

  4. Bonjour Cédric, j’appécie votre question car elle prouve votre intérêt pour l’environnement. C’est une culture qu’il faut développer car trop de personnes ne le respecte pas. Je suis pour ma part un fervent convaincu du concept de développement durable. Les actions que nous avons conduites et que nous engageons sont nombreuses. Je ne pourrai pas vous les lister ce serait trop long mais je peux vous donner quelques exemples. Nous avons il ya quelques années décidé de changer toutes les fenêtres extérieures dans les 7 groupes scolaires, la planification a été respectée et nous permet d’enregistrer aujourd’hui des économies d’énergie conséquente. Autre exemple, nous avons lutté depuis 1995 pour que soit supprimé le projet d’une route coupant le bois des gripôts, mieux encore nous avons élargi son périmètre, et acquis la totalité des îles (140 hectaures) dans le domaine publique. Les espaces verts ont pour objectifs de planter de nouveaux arbres sur la commune en particulier sur les îles. Lors du dernier conseil municipal nous avons arrêté le principe de ne plus utiliser d’herbicide, il faudra s’habituer à revoir des mauvaises herbes poussées sur les trottoirs. Nous multiplions l’installation de système d’arrosage au goutte à goutte, et beaucoup d’amémagement (notamment aux ronds points) se font en imaginant des projets qui consomment pas ou très peu d’eau. etc etc Voilà quelques exemples concrets extraits d’une longue liste pour répondre à votre question.

  5. Certes, ces actions sont saines, démontrent une prise de conscience du problème par l’équipe dirigeante, mais sont insuffisantes car uniquement internes à la collectivité.
    Je pense qu’une collectivité doit être en mesure de faire des choix et d’avoir un rôle actif plus fort, il s’agit après tout de décisions qui infflueront sur l’avenir de tous et surtout celui de nos enfants.
    Prenons Saint Sébastien à titre d’exemple, ville en phase de développement importante avec une densité de population plus faible que ses voisins directs (Nantes, Reze).
    La densification exprimée dans le PLU (que j’ai lu pratiquement en entier) fait partie d’actions vantées en faveur du développement durable, mais ce n’est pas suffisant.
    La ville peut et doit aller plus loin en matière de développement durable. Lorsque l’on sait qu’un euro investi par un promoteur est vendu environ 3€ au client final et lorsque l’on pense qu’une construction fait beaucoup de mal à l’environnement, il me semblerait logique qu’une ville puisse dire : "Je vous accorde le permis de construire concernant votre projet, mais à la condition qu’il soit labellisé HQE, comporte un chauffage solaire, utilise des matériaux écologiques, préserve de l’espace vert, …"
    Le bénéfice fait par un promoteur est quelque part obtenu sur l’avenir de nos enfants, il serait normal que ces contraintes (peu couteuses sur l’ensemble du projet) soient prises en compte.
    Cordialement
    Jean-Luc Laurençot

  6. Vous posez, Jean Luc, des suggestions interessantes de contraintes « HQE, solaire, chauffage … » qu’il faudrait imposer lors de l’acceptation des permis de construire à des promoteurs. Aujourd’hui une telle démarche n’est pas légale. Dans le cadre du PLU, il s’agit d’adopter un règlement qui est du ressort de la communauté urbaine qui elle même s’est fait construire des batiments neufs qui ne répondent pas à vos recommandations alors que les élus verts font partie de la majorité. Vous voyez il nous reste du chemin à parcourir. Une municipalité doit respecter la loi, je note vos remarques et en reparlerai en d’autres lieux mais en tant que ville nous ne pouvons pas prendre de telles mesures, ce n’est pas dans nos compétences légales.

  7. Bonjour Monsieur le Maire,
    Vous indiquez dans votre post du 18 mai : "nous avons lutté depuis 1995 pour que soit supprimé le projet d’une route coupant le bois des gripôts".
    En êtes-vous bien sûr ?
    Il me semble me souvenir en effet que vous aviez, en 1999, organisé une consultation auprès des sébastiennais, non pas pour vous opposer à ce projet, mais seulement pour en déterminer le tracé…
    Bien cordialement.

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