Dans la bulle française les principaux candidats deviennent des stars où les questions privées prennent le pas sur le débat d’idée.
Il n’y a pas une semaine sans qu’un magazine fasse sa couverture en titrant un reportage sur eux : Match décrivant « l’histoire de famille de Ségolène et sa rivalité politique avec François Hollande », l’express « les secrets de jeunesse de Nicolas, ses racines, sa famille, ses blessures ». Gala ne manque pas de faire paraître un article sur l’anniversaire de l’une, la vie sentimentale de l’autre. Mais que voulons-nous ? Elire une star qui séduise ou un Président courageux qui affrontent les problèmes cruciaux qui se posent ? La campagne a démarré il y a un an conduisant les politiques à faire des surenchères dans leurs promesses comme si notre pays pouvait encore et toujours faire croître ses dépenses sans tenir compte du monde dans lequel nous vivons. Où est le langage vérité ? Comment se situe la France dans la compétitivité mondiale ? Quels sont les défis que nous devrons relever qui conditionnent notre avenir ? Les équipes de campagne sont-elles plus soucieuses de faire de la communication, de préparer les interviews qui flattent et embellissent leurs stars que de traiter les sujets de fonds ? Quels sont les critères qui compteront le plus lors de l’élection : la persuasion du candidat ou l’effet Star ? Les réformes à engager ne doivent pas être improvisées après l’élection, elles doivent être annoncées avant. Mais, craignant de mobiliser des opposants, chaque candidat se garde bien d’aborder des sujets qui fâchent en cherchant le politiquement correct. L’immobilisme à la française risque de durer encore longtemps mais pendant ce temps nos voisins agissent, prospèrent, nous rattrapent, voir nous dépassent. Pourtant si nous voulons éviter des conflits sociaux toujours plus graves nous ne pouvons pas continuer à fuir devant nos difficultés en se contentant d’observer les candidats sous le voile d’une Star Academy.
D’accord avec vous pour regretter une médiatisation qui occultent les vrais problèmes posés à nos concitoyens. Mais qui est responsable?
– celui qui autorise la concentration des médias entre quelques mains "privilégiées et riches" et poltiquement "engagées".
– celui qui regarde ou lit l’information "spectaculaire" et subit ce lessivage de cerveau.
– ou celui qui utilise cette médiatisation comme propagande électorale.
Notre société a sans doute les médias qu’elle mérite car de plus en plus consommatrice et conditionnée.
L’élection présidentielle devrait effectivement être l’occasion d’affronter les vrais problèmes de demain. Il en est un que vous oubliez dans vos questionnements: voulons-nous une société solidaire où les plus démunis, les plus âgés, les plus malades…seront soutenus par les mieux lotis, ou une société du chacun pour soi, où le meilleur gagne, où le plus fort écrase le plus faible et où l’argent est le seul moteur.
A chacun de répondre.
Cher Monsieur ou Mme PAVAGEAU,
Jean-François, étudiant vous invitait modestement dans la rubrique « promenade en vélo à la fontaine » à un peu plus d’humilité…
Moi, je vais aussi me permettre de vous donner un avis sur vos mémos…
A leur lecture, je retrouve ce que je déteste dans le langage politique actuel. Nos chers politiques médiatiques de droite comme de gauche s’attachent à vouloir casser l’adversaire en jetant « des peaux de bananes » tout en entretenant leur EGO. Si vous avez regardé les échanges de nos chers candidats de gauche, rien de plus qu’un véritable oral d’école, aucun débat et des attaques sur la droite qui n’était pas présente… L’appellation STAR ACADEMY s’impose là aussi…
Pour ma part, je félicite Joël GUERRIAU d’avoir lancé ce blog ouvert aux échanges, donc au débat. Pour que cela soit constructif et positif, je vous inviterai tout simplement à plus d’objectivité et à parler projets ou attentes, et là nous pourrions échanger.
Je suis comme vous sans doute Sébastiennais et je n’ai qu’une envie, voir ma commune grandir et reconnue avec une image constructive, saine, sportive, familiale et écologique, là où il fait bon vivre. J’ose espérer que nous sommes sur la bonne voie, aujourd’hui, je le crois même si tout n’est pas parfait. Heureusement, il reste de belles choses à faire !
Je reprends pour conclure vos propos « la vérité ne fait de mal à personne ».
Avec mes mots, je vous dis :
« La vérité est toujours bonne à dire et seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis. »