Lors de notre dernière réunion publique consacrée au Plan Local d’Urbanisme (27 septembre à l’Hôtel de Ville), nous avons un peu pêché par excès de connaissance de notre dossier. Nous avons employé trop de sigles et de termes incompréhensibles pour certains citoyens (Shon, Padd, Coefficient de pleine terre, etc.). Une dame nous l’a d’ailleurs fait remarquer très gentiment. Et je suis certain qu’elle a fait plaisir à tous ceux qui n’osaient pas lever la main pour demander des éclaircissements. Elle avait raison : les élus locaux utilisent de plus en plus les jargons naguère réservés aux seuls techniciens. Il y a le jargon de l’environnement et du développement durable, le jargon de l’urbanisme, celui des ressources humaines, de la fiscalité, de l’assainissement, du juridique, etc. Les techniciens sont bien sûr rompus au maniement des mots et sigles complexes de leurs métiers. Et les élus ont aussi pris l’habitude, dans leurs échanges réguliers avec ces mêmes techniciens, d’utiliser ces vocabulaires et sigles spécialisés. Le problème, c’est que devant le public, ces élus reprennent souvent ce langage obscur. Parfois pour masquer le fond de leur propos, parfois pour faire « connaisseur », parfois encore parce qu’ils « baignent » dans le sujet, et qu’ils oublient simplement qu’ils parlent à des non spécialistes qui ne les comprennent pas. Il faut que nous fassions l’effort de mettre nos discours techniques à la portée de tous. Chaque situation complexe, chaque dossier, doit trouver une traduction simple et accessible pour le citoyen. En ce qui me concerne, je m’y emploierai. Car il faut s’entendre pour se comprendre.
Tout a fait d’accord, il faut bannir ce "charabia technique"pour que tout le monde puisse comprendre aisément.Mais cette remarque n’est pas particulière au langage des techniciens et des élus des collectivités territoriales.
La preuve, je suis un jeune "blogueur"qui commence à naviguer sur le "web" ou sur la "toile" ou sur le "net", pour discuter ou t’chater sur le "blog" de M. le Maire;Alors chapeau le langage des internautes et j’en passe des meilleurs:attention aux cookies, aux spam, aux spywares, aux pishing… et que dire du langage des SMS
Effectivement, au cours de cette réunion de présentation, le langage des élus était assez fermé, trop technique, bien que destiné à un public nombreux, citoyen, avide de comprendre ce PLU qui va succéder aux POS et orienter de fait les décisions en matière d’urbanisme de notre commune.
Ces décisions en matière d’urbanisme ne sont pas neutres puisqu’elles ont un impact d’intérêt général et parfois particulier.
L’intérêt particulier c’est être amené à constater qu’une future construction entrant parfaitement dans les exigences du POS ou du futur PLU vient détruire son cadre de vie et complètement dévaloriser son patrimoine. En plus, il peut arriver hélas, qu’une construction autorisée ne respecte pas les exigences du POS !
L’intérêt général c’est l’orientation que va prendre la commune en matière de cadre de vie, d‘organisation, de circulation, de stationnement. L’urbanisation galopante bouscule souvent la qualité du cadre de vie et dans ce domaine le PLU doit contenir les éléments permettant de contrer et discuter les projets des promoteurs.
A ce titre, il m’a semblé que le socle commun du PLU de Nantes Métropole était assez flou et laissait à tord ou à raison une large place d’initiative aux Services Communaux d’Urbanisme. Le PLU de Nantes Métropole a-t-il une valeur réglementaire à laquelle vient ou doit s’adapter les PLU locaux ?
Au cours de cette réunion, les élus ont également expliqué que l’adaptation du PLU se ferait rue par rue et même maison par maison, une sorte de travail à la carte.
Sans mettre en cause ou douter de la conscience professionnelle des Services de l’Urbanisme, il semble que l’adoption d’un cadre plus réglementé soit souhaitable. Il ne faut multiplier les possibilités de recours face à une impression d’injustice pour refus de délivrer un permis de construire ou un permis indûment délivré.
Le contrôle de légalité est –il, sera-t-il systématique et les conclusions prises en compte.
J’ajoute, que je garde une bonne impression globale de cette réunion et de la manière dont elle a été conduite.
cordialement
Monsieur le maire, j’ai participé à la réunion organisée avec Nantes Métropole sur le raccordement de la route de Clisson au périphérique. J’ai apprécié les arguments des élus sébastiennais : nécessité de préserver le bois des Gripôts, opportunité pour aménager la rue Curie, création de circulations douces entre la gare de Vertou et le Laurier Fleuri vers la zone d’activités, etc.
D’autre part, ce projet est économe pour l’argent public.
En revanche je n’ai pas compris les interventions de la salle qui étaient souvent sans lien précis avec le dossier débattu ce soir là… Beaucoup de questions sur la vitesse des voitures dans les rues (rue des Plantes notamment où des aménagements ont pourtant été faits récemment pour sécuriser cette voie), sur la desserte par les bus en lien avec la nouvelle Ligne 4…
J’ai regretté que le public n’ait pas su s’en tenir au sujet du raccordement au périphérique… La démocratie est un art difficile et beaucoup de citoyens ont des comportements brouillons. Et puis, vous le savez mieux que moi, quand on ne fait rien on est attaqué, quand on fait quelquechose, on est critiqué…
Tant pis, continuez à travailler, comme vous le faites depuis des années, pour le bien commun des sébastiennais. Merci