Ce n’est pas à l’école de régler les problèmes des quartiers. Je suis pour le maintien de la carte scolaire appliquée aux secteurs primaire et maternel.
Ce n’est pas à l’école de régler les problèmes des quartiers. ++Je suis pour le maintien de la carte scolaire appliquée aux secteurs primaire et maternel.++ C’est une garantie d’équité et de mixité sociale à l’école. A condition, bien sûr, que les élus municipaux veillent également à la mixité dans les quartiers. Car ce n’est pas à l’école de s’adapter aux quartiers, ni d’en régler tous les problèmes ; ce sont les politiques du renouvellement urbain qui doivent créer les bonnes conditions de la scolarité. Lorsque les élus créent des ghettos, l’école ne peut qu’être l’un des lieux majeurs où se feront ressentir les difficultés. La carte scolaire, c’est aussi la garantie d’une régulation des effectifs dans les écoles. Pas de baisses ou d’augmentations brutales. Cette stabilité des effectifs met les élus dans l’obligation de planifier des travaux dans toutes les écoles et de n’en privilégier aucune. ++Les dérogations ?++ A Saint-Sébastien-sur-Loire, nous accordons seulement une trentaine de dérogations « légales » par an. C’est très faible si l’on considère les 1 800 enfants scolarisés chaque année dans les établissements publics de la commune. Ces 30 dérogations permettent de réguler encore plus finement les effectifs de chaque école. Ils évitent même parfois la fermeture d’une classe. Pour toutes ces raisons, je suis favorable au maintien de la carte scolaire. C’est un très bon outil pour les Maires.
Il en va de l’école comme de la société, il faut laisser les choses se faire. La liberté est un droit inaliénable et ainsi les parents doivent pouvoir choisir l’environnement, la qualité de l’enseignement qu’ils pensent être les meilleurs pour leurs enfants. C’est stimulant pour les municipalités qui devront s’assurer du bon entretient des locaux et stimulant pour les enseignants qui doivent constamment se remettre en cause.
Il est normal que les "mauvaises" écoles aient des difficultés momentanément. Les meilleurs enseignants iront ailleurs et s’ils ne trouvent pas de place, ils mettront leurs qualités au service de la "mauvaise" école dans laquelle ils doivent rester et qui ne pourra que s’améliorer.
Quant à la mixité sociale, elle n’a fait qu’inverser les dissentions dans la population. On donne toujours plus à des gens qui au départ ont exactement les mêmes droits et devoirs que les autres. Notre république a réussi à perdre de vue que la Liberté, l’Egalité et la fraternité sont des principes de départ, des chances qui sont données à tous à la naissance. C’est n’avoir rien compris que de croire que cela est autre chose.
Réponse à M Pierre Erié
Si on supprime la carte scolaire, sur quelle base prendre les inscriptions ? Au premier arrivé ? A la catégorie socio-professionnelle ? Au montant du « don » fait par les parents à l’école … ? A partir d’un test ?
L’école est un lieu de vie au sein des quartiers. Il appartient aux équipes pédagogiques et aux élus de veiller à offrir dans chaque école les mêmes conditions d’accès, de confort, et de qualité d’enseignement. Si nécessaire des solutions de soutien scolaire doivent être adaptées. La carte scolaire pour l’école publique au niveau des écoles maternelles et primaire est un moyen d’assurer l’équité sans discrimination.